L’histoire de l’Institut Technique Saint Gabriel

L’école technique Saint Gabriel existe depuis 1928. Elle a été confiée aux Frères de Saint Gabriel, qui l’ont dirigée jusque dans les années 80, soit plus de 50 ans. Plus de vingt frères y sont passés, accomplissant des fonctions diverses et pendant des périodes plus ou moins longues. Parmi ces fonctions on trouve : les directeurs, des professeurs de cours théoriques, des professeurs de cours pratiques, des surveillants éducateurs, des préfets de discipline, des préfets des études, des économes, des cuisiniers.

Le dernier frère présent dans l’Institut, le Frère Georges GERSDORF, a occupé le 80 rue de Mons jusqu’en août 2007. Il est décédé le 29 décembre 2011 dans la maison de repos de Ophasselt où il séjournait provisoirement.

Depuis septembre 1981, l’école est dirigée par des laïcs.

 

50 ans d’histoire de l’Institut Technique, dirigé par les frères de Saint-Gabriel

On peut diviser cette histoire en quatre parties :

  1. Les origines
  2. Le directorat du Frère Gérard : de 1938 à 1958
  3. Le directorat du Frère Joseph : de 1958 à 1978
  4. Le directorat par des laïcs

1. Les origines

L’arrivée des Frères de Saint Gabriel à Braine-le-Comte coïncide avec l’implantation en cette ville, de la nouvelle Ecole Normale Notre-Dame-de-Bonne-Espérance (1924 – 1925).

Le Provincial des Frères de Belgique, le Frère JULIEN, est à la recherche d’une école pour la formation de ses frères étudiants (scolastiques). Par un concours de circonstances, le Frère Provincial rencontre le Curé de Braine-le-Comte, L’Abbé COUROUBLE.

Celui-ci résout le problème du logement des Frères en les installant dans une aile des bâtiments de l’Institut Sainte-Marie que les Frères Marianistes venaient de quitter. Il propose même au supérieur des Frères de Saint-Gabriel, de diriger cette école primaire.

A leur grand regret, les Frères n’ acceptent pas cette charge, malgré la reconnaissance qu’ils doivent au Curé COUROUBLE pour son hospitalité.
En 1928, Mr le Curé revient à la charge en demandant aux Frères de diriger la FUTURE ECOLE TECHNIQUE qu’il projette de fonder.

Le Frère FLORIBERT est chargé de cette mission. Les débuts sont très modestes, mais grâce à la générosité de bienfaiteurs, comme MM Catala et Dusart, le Frère Floribert réussit à installer ses 18 premiers élèves dans une classe de l’Institut Sainte-Marie, transformée en atelier de fortune (ajustage). Cette première classe d’ajustage est une sorte de quatrième degré, le prolongement de l’école primaire dépendant administrativement de l’Institut Sainte-Marie et de son directeur Mr Dusoulier.

Quand le Frère Floribert tombe malade, il est remplacé par le Frère EDOUARD qui dirige l’école jusqu’en 1938. Sur le plan technique, la nouvelle école repose sur l’abbé MOREAU, ingénieur, que l’évêché nomme dès la rentrée scolaire 1929-1930.

Le début des années trente voit la construction d’un atelier de mécanique et de menuiserie, à la rue de Mons ainsi que la maison des Frères.
A Pâques 1931, l’école est enfin agrée par l’Etat, et se détache de l’Institut Sainte-Marie.
A la rentrée de septembre 1932, le Frère EDOUARD inaugure une nouvelle section : la MENUISERIE.
Les premiers diplômés mécaniciens et menuisiers sortent en 1935. Le Frère EDOUARD poursuit l’équipement des ateliers en machines-outils, les expositions de fin d’année attirent beaucoup de monde. A la fin du mandat du Frère EDOUARD, la population dépasse les 120 élèves.

 

2. Directorat du Frère Gérard: 1938 -1958

L’année scolaire 38/39 voit la nomination au poste de directeur du Frère Gérard qui était professeur à l’école depuis quatre ans.
Mais l’horizon s’assombrit et l’année suivante commence la mobilisation générale et en mai 40, la guerre est déclarée.
Pendant 4 ans, notre école est réquisitionnée et occupée ; d’abord par les troupes françaises puis allemandes et à la libération par les troupes anglaises et  des prisonniers hollandais.
Nos professeurs font leur devoir comme combattants puis comme résistants.
Certains de nos anciens connaissent le travail obligatoire en Allemagne, d’autres meurent dans la résistance armée. Monsieur V. MAHIEU est prisonnier pendant 4 ans.
Mais l’école continue à fonctionner pendant toute la guerre. L’occupant n’a pas touché à notre atelier de mécanique, mais nos menuisiers doivent trouver refuge dans un garage de la ville.
Pour les cours théoriques, nous profitons de l’hospitalité de Monsieur le Chanoine Duchamp, directeur de l’Ecole Normale, qui nous cède ainsi qu’à l’Institut Sainte-Marie quelques locaux  pour la durée de la guerre.
L’école ne souffre pas trop des occupations successives. Néanmoins, après la guerre, il faut repeindre les classes, réparer l’installation électrique et la chaudière.
A l’ITSG, on s’oriente vers l’avenir. Et l’avenir, c’est l’ELECTRICITE. C’est le rêve du Frère GUILLAUME qui devient réalité à la rentrée 46/47.
Cette nouvelle section repose sur Messieurs Marcel MAUCQ et Vital MAHIEU. Les premiers diplômés électriciens sortent en juin 1948, dans le cadre de l’enseignement secondaire inférieur (dit A3) c’est -à-dire que nous formions des OUVRIERS QUALIFIES en quatre années d’études.
Au cours de l’année scolaire 49/50, le Frère GERARD, directeur, fête ses 25 ans d’enseignement. C’est au cours de cette même année qu’il fonde l’AMICALE DES ANCIENS ELEVES présidée par Mr Oscar Roucloux.
En janvier 1952, paraît le premier TRAIT d’UNION.
Au cours de l’année 52-53, l’école fête son jubilé de 25 ans.
En septembre 1953 est créé un cours de SOUDURE.
L’année suivante est fondé un Comité des fêtes, présidé par Monsieur Laurent. C’est ce Comité qui organise nos FANCY-FAIR.
Cette année voit aussi la fin du scolasticat des Frères de Saint Gabriel, qui aura vécu environ 20 ans à Braine-le-Comte. Vingt ans, au cours desquels bon nombre de Frères de Saint Gabriel ont obtenu leur diplôme d’instituteur à l’école Normale.
Dans le courant de l’année scolaire 56/57, l’internat s’ouvre sous la responsabilité du Frère Jean.
C’est en décembre 1957 que le Frère Gérard achève son mandat de directeur. Sous sa direction, la population scolaire a doublé. Il est remplacé en janvier 1958 par le Frère Joseph qui vient de terminer ses études d’ingénieur.

 

3. Directorat du Frère Joseph : 1958 -1981

Les vingt-trois années de directorat du Frère Joseph sont marquées par de nombreuses créations.
Et cela commence dès la rentrée 58/59 par l’ouverture d’une 5ème année de perfectionnement en électricité et mécanique (prélude d’une future section A2).
Les techniques secondaires supérieures A2 en mécanique et en électricité s’ouvrent et en trois ans, nos humanités techniques sont complètes.
Un nouveau bâtiment abrite un atelier de machines-outils, un réfectoire spacieux et un dortoir de 20 lits.
La rentrée 60/61 enregistre 246 élèves dont plus de 40 sont internes chez les Frères.
En sport, nos minimes signent quelques exploits en football. On les retrouve même en finale au Heysel.
Il manque encore un aumônier à l’Ecole Technique. Pendant l’année 64/65, l’évêque nous envoie Monsieur l’Abbé Martin.
Des cours de promotion sociale, section d’électronique industrielle sont créés en 64/65, (cours du soir) et Monsieur Victor DENEGRE en devient le directeur.

Un nouveau bâtiment est en voie d’achèvement : il comporte les installations sanitaires, deux laboratoires et une salle de dessin.
Ce nouveau bâtiment est inauguré pendant les fêtes de fin d’année scolaire par Monseigneur Himmer. Notre exposition présente un espace dédié au massacre de nos Frères à Buta (RDC) le 30 mai 1965. Parmi les victimes, il y avait un ancien élève de l’ITSG, le Frère GUIDO.
La gestion de notre école s’enrichit d’un CONSEIL DE DIRECTION, dont les membres élus par le corps professoral aident et conseillent le directeur.
Durant l’année scolaire 65/66, la population dépasse les 300 élèves.

Une école régionale agricole se greffe temporairement sur notre école . Elle est dirigée par Monsieur LEDENT et son secrétaire Monsieur COGNEAU.
Depuis le départ Frère Clément, la garde musicale est dissoute…mais les Gaby Boys font leur chemin. Cet orchestre, né à l’école, connaîtra une renommée dans toute la région.
Durant l’année scolaire 66/67, nous assistons à la naissance d’un journal estudiantin, le GABY-VOX, et à l’internat le jeu TOP CHRONO, sorte de « A VOS MARQUES ».

A la rentrée 69/70, l’école inaugure une nouvelle section : la section professionnelle A4 (mécanique-soudure-garage).
A la rentrée 71/72 notre école connait un nouveau tournant: son entrée progressive dans le système « RENOVE ».
Une nouvelle salle de gymnastique est construite.
Au cours de l’année scolaire 76/77, l’école fait construire un atelier de garage pour nos élèves de la section professionnelle A4.

En mai 1977, le comité des ANCIENS réformé tient sa première assemblée sous la présidence de Monsieur Georges MAQUESTIAU. Son objectif principal est le futur jubilé des 50 ans de l’école.

En 1981, le Frère Joseph Cuylen prend sa retraite et est remplacé par Monsieur Jean André.

 

4. Directorat par des Laïcs : 1981 – …

Depuis septembre 1981, l’école est dirigée par des laïcs :

  • De 1981 à 1996, Monsieur Jean André,
  • De 1996 à 2007, Monsieur Bernard Denègre,
  • De 2007 à 2015, Monsieur Jean-Michel Scohier,
  • De 2015 à 2020, Monsieur Christophe Raquet (détaché à la FWB),
  • A partir de septembre 2020, Madame Stéphanie Callens

L’Institut Technique Saint Gabriel, dirigé par Monsieur Jean André (1981-1996)

1981 Fusion avec l’école professionnelle INSTITUT NOTRE-DAME , rue Père DAMIEN dirigée par Mademoiselle Hayette. Cette école comprenait, outre un premier degré professionnel, les sections arts décoratifs, services aux personnes et auxiliaires familiales et sanitaires.
1982 Construction d’un nouveau hall pour les ateliers de garage et soudage.
1984 Ouverture d’une section professionnelle Menuiserie, d’un Centre d’Enseignement et de Formation en Alternance (CEFA) appelé alors Enseignement à Horaire Réduit (EHR).
1986 Ouverture d’une section d’enseignement technique bureautique.
1987 Nomination d’un sous-directeur M. Marcel Aubry.
1988 Achat du Château Zech situé en face de nos bâtiments principaux.
1989 Travaux d’aménagement du château. (Inauguration le 20 mai 1990)
1989 Incendie assez important dans un grenier de la rue de Mons.
1990-1991 Construction d’une nouvelle aile de bâtiment devant abriter classes, cuisine, salle des professeurs, vestiaires pour les cours d’éducation physique.
1993 M. Soupart devient sous-directeur en remplacement de Mr Aubry.
1995 Ouverture du second degré professionnel électricité.

 

L’Institut Technique Saint Gabriel, dirigé par Bernard Denègre (1996-2004)

 1996 3ème degré technique des industries du bois.
1997 7ème professionnelle constructions mécaniques et métalliques.
1998 3ème degré professionnel électricité.
7ème professionnelle agencement de l’habitat.
1999 7ème professionnelle arts appliqués.
Ouverture du centre Cybermédia dans le cadre du projet WIN.
2001 Transfert du CEFA à la rue du Père Damien.
Inauguration de la nouvelle entrée et de la nouvelle cour rue de Mons.
2003 CEFA : Ouverture de nouvelles options: vente – auxiliaire familiale et sanitaire (  art: 49).
Rénovation d’une aile du bâtiment rue britannique destinée à accueillir les classes  des   1er et 2ème degrés services sociaux ainsi que les installations sanitaires.
2004 Projet en cours: nouveau réfectoire.